Archives pour la catégorie Réflexion

VOEUX 2014

     … bientôt le 31 janvier minuit… le temps passe et je n’ai pas encore trouvé les justes mots pour répondre… et souhaiter mes voeux de nouvelle année… heureusement Ariane et Elsa sont là… ne coupez pas, je vous les passe…

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Cliquer ici pour « Les voeux d’Elsa » sur: http://www.youtube.com/watch?v=ruhO41TNNzM

 

                    À l’aube de cette année 2014, je vous souhaite beaucoup de bonheur. Une fois dit ça… qu’ai-je dit? Que souhaité-je vraiment ?
 Je m’explique : Je nous souhaite d’abord une fuite périlleuse et ensuite un immense chantier.
 D’abord fuir la peste de cette tristesse gluante, que par tombereaux entiers, tous les jours, on déverse sur nous, cette vase venimeuse, faite de haine de soi, de haine de l’autre, de méfiance de tout le monde, de ressentiments passifs et contagieux, d’amertumes stériles, de hargnes persécutoires. Fuir l’incrédulité ricanante, enflée de sa propre importance, fuir les triomphants prophètes de l’échec inévitable, fuir les pleureurs et vestales d’un passé avorté à jamais et barrant tout futur.
 Une fois réussie cette difficile évasion, je nous souhaite un chantier, un chantier colossal, pharaonique, himalayesque, inouï, surhumain parce que justement totalement humain. Le chantier des chantiers. Ce chantier sur la palissade duquel, dès les élections passées, nos élus s’empressent d’apposer l’écriteau : “Chantier Interdit Au Public“

Je crois que j’ose parler de la démocratie.
 Être consultés de temps à autre ne suffit plus. Plus du tout. Déclarons-nous, tous, responsables de tout. Entrons sur ce chantier. Pas besoin de violence. De cris, de rage. Pas besoin d’hostilité. Juste besoin de confiance. De regards. D’écoute. De constance. L’État, en l’occurrence, c’est nous.
 Ouvrons des laboratoires, ou rejoignons ceux, innombrables déjà, où, à tant de questions et de problèmes, des femmes et des hommes trouvent des réponses, imaginent et proposent des solutions qui ne demandent qu’à être expérimentées et mises en pratique, avec audace et prudence, avec confiance et exigence. Ajoutons partout, à celles qui existent déjà, des petites zones libres. Oui, de ces petits exemples courageux qui incitent au courage créatif.

Expérimentons, nous-mêmes, expérimentons, humblement, joyeusement et sans arrogance. Que l’échec soit notre professeur, pas notre censeur. Cent fois sur le métier remettons notre ouvrage. Scrutons nos éprouvettes minuscules ou nos alambics énormes afin de progresser concrètement dans notre recherche d’une meilleure société humaine. Car c’est du minuscule au cosmique que ce travail nous entraînera et entraîne déjà ceux qui s’y confrontent. Comme les poètes qui savent qu’il faut, tantôt écrire une ode à la tomate ou à la soupe de congre, tantôt écrire Les Châtiments. Sauver une herbe médicinale en Amazonie, garantir aux femmes la liberté, l’égalité, la vie souvent.
 Et surtout, surtout, disons à nos enfants qu’ils arrivent sur terre quasiment au début d’une histoire et non pas à sa fin désenchantée. Ils en sont encore aux tout premiers chapitres d’une longue et fabuleuse épopée dont ils seront, non pas les rouages muets, mais au contraire, les inévitables auteurs. Il faut qu’ils sachent que, ô merveille, ils ont une oeœuvre, faite de mille œ oeuvres, à accomplir, ensemble, avec leurs enfants et les enfants de leurs enfants. 
Disons-le, haut et fort, car, beaucoup d’entre eux ont entendu le contraire, et je crois, moi, que cela les désespère. Quel plus riche héritage pouvons-nous léguer à nos enfants que la joie de savoir que la genèse n’est pas encore terminée et qu’elle leur appartient.
 Qu’attendons-nous ? L’année 2014 ? La voici.

Ariane Mnouchkine  (Théâtre du Soleil)

c’est Elsa à 4 ans 1/2 sur la Place du Palais le 31 décembre

    Une photo de jeune en numérique ! youpi !  c’est Elsa à 4 ans 1/2 sur la Place du Palais le 31 décembre 2013, après (dans l’ordre) une barbe à papa, une crêpe au Nutella, 2 tours de manège, une « pompe à l’huile »… ça me fait penser qu’il faut que je réfléchisse à mes souhaits pour 2014… laisse tomber la photo? non !  c’est plus compliqué que ça… et puis c’est du passé, nous sommes déjà en 2014…

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Jean-François fais attention de ne pas laisser le silence s’installer

         Jean-François fais attention de ne pas laisser le silence s’installer… regarde la douceur de l’automne… arrête ta radio, éloigne toi des bavards… vis chaque minute tel que tu es, avec tes faiblesses, tes doutes et tes fautes d’orthographe… regarde Elsa s’amuser avec la vie..

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Elsa s’amusant avec la vie… Leica MP/2/35/mm/triX

IMPOTS – AGESSA

            15 jours de comptabilité non stop, presque sans sortir… l’horreur… tout à la main, à l’ancienne sur des cahiers à colonnes… je ne peux m’empêcher de faire le rapprochement avec ma façon de travailler la photo comme au XIX siècle… pour le plaisir… mais pas le temps d’y penser il faut rendre sa déclaration 2035 demain … Elsa peint sur son papier à coté de mes papiers… tranquille… en relisant le mot « horreur » du début, il me revient à l’esprit le récit de vie de Marceline Loridan-Ivens, déportée au camp de Birkenau à l’âge de 15 ans… entendu hier sur France Inter… sa voix et son histoire me donnent beaucoup de force pour célébrer la vie et vivre le présent…

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Nikon D800E 24/70 125f4 2000 iso

« Vivre dans un monde sans repère »

       Le monde d’aujourd’hui ne sait plus nous fournir de repères. Devons-nous persister à les lui demander ?

« Pouvons nous prendre le risque de vivre hors des sentiers battus et des autoroutes toutes faites où rien ne se rencontre ? Pouvons nous risquer la liberté, c’est-à-dire assumer d’être soi et d’aimer sans calcul ? Comment le faire ? Comment surmonter la peur — et au premier chef celle de la grandeur et de la beauté ? Comment donner droit à l’urgence de la poésie ? »

         j’ai eu la chance d’aller à cette conférence de Fabrice Midal au théatre du Chêne noir d’Avignon … ces questions qui m’obsèdent mais aussi qui m’aident à vivre… des réponses…?

– être authentique… ?


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C’est la saison des dossiers…. je tente une résidence d’artiste sur le paysage…

..toujours en retard…. mon pdf est pourri… aucune chance…

arbres avec mon appareil prototype 3,5X6

film TriX tirage baryté  Agfa 111 + sulfuration

« la langue des oiseaux »

         « L’homme est une corde tendue entre l’animal et le surhomme, une corde au dessus d’un abîme »

           Ainsi commençait l’expo « DIE BRUCKE » sur l’origine de l’expressionnisme vue au musée de Grenoble… quand à Elsa, a 2 ans et 9 mois dans ses dessins expressionnistes apparaît déjà le « bonhomme »… parfois je la regarde et je pleure… ces mots de Nietzsche me reviennent souvent… la maman ne comprend pas de quoi je parle…

Ce blog est mon histoire en langue des oiseaux


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© Elsa 2 ans et 9 mois « le bonhomme »

Les yeux d’Elsa…

     Elsa n‘a pas 3 ans et le loup est déjà dans la bergerie…

Les yeux d'Elsa DSC5019

 

Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée
Sept glaives ont percé le prisme des couleurs
Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs
L’iris troué de noir plus bleu d’être endeuillé

 

Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche
Par où se reproduit le miracle des Rois
Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois

Le manteau de Marie accroché dans la crèche 


Aragon

je suis malade…

        Cette nuit tout la ville est sous la lune. Il gèle. Le vent est tombé. Les rues sont comme du fer. Nous étions rentrés les uns et les autres nous coucher. C’était fait. Un grand silence. Nous entendions bouger nos pensées dans nos têtes. Elles étaient exactement comme des oiseaux: à chaque mouvement elles déployaient de grandes ailes pleines de couleur. C’était avant le sommeil. Nous avions les yeux fermés. Nous étions étendus raides comme des morts sous les draps glacés.

(Les vrais richesses. J Giono)

je suis malade…

un froid piquant, un climat politique insolant…

                     Un froid piquant, un climat politique insolant… je croyais que 2012 allait tout arranger… puis j’ai attendu le début de l’année du Dragon qui commence un peu plus tard en janvier, puis j’ai attendu février… mais je retourne à l’intérieur de moi… dehors, dans le froid des hommes travaillent  sur les toits… moi je travaille pour moi… la photographie travaille sur l’émoi, tant que l’homme ne perd pas le sens de la vue et de l’indignation… au fond de moi je sais que je suis lâche et bien au chaud…. Elsa à un oeil qui pleure… mais la vie est plus forte… comment illustrer de tel propos… une fenêtre ouverte?

fenêtre Blanav