Archives pour la catégorie Réflexion

ce couple enlacé sur un cheval volant, me replonge dans une enfance mélancolique…

              Dimanche 24 mars 2019, dernier jour de l’exposition Marc Chagall, à l’Hôtel de Caumont d’Aix en Provence. Cet homme me semble avoir toujours plané dans le ciel, malgré une vie d’exil et de voyage absorbé par la couleur… je tenais à y aller à cause de ce petit tableau que j’avais peint un jour pour la fête des mères… j’étais déjà adulte et j’avais largement dépassé l’âge où on fait encore des dessins à sa maman, je me souviens avoir préféré cet acte à celui d’acheter collectivement un ustensile de cuisine… je pense avoir copié le visuel sur une carte postale… j’ai récupéré le cadre dans sa chambre après sa mort, avant que notre maison soit vendue à un Belge… Je réalise aussi combien la peinture de Chagall n’a rien à voir avec mon dessin d’enfant assez plat, chez lui les traits sont d’une grâce incroyable, et la couleur parfois appliquée pure sur la toile, ou posée en aplats ou encore en touches rapides, acquiert une nouvelle autonomie jusqu’à devenir elle-même élément et sujet de la composition… en tout cas ce couple enlacé sur un cheval volant, me replonge dans une enfance mélancolique…

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VOEUX 2019…

Aimez votre vie,
Soyez heureux,
Gardez le sourire et souvenez-vous:
Avant de parler, écoutez.
Avant d’écrire, réfléchissez.
Avant de prier, pardonnez.
Avant de blesser, Considérez l’autre.
Avant de détester, aimez.
Et avant de mourir, vivez
William Shakespeare

ELSA EMOI 2009 72dpi copie            Mes voeux pour 2019… Une image d’Elsa émoi de 2009, avec ces mots de W Shakespeare de 1609, juste pour évoquer le temps qui passe… la paix d’un enfant qui rêve…  l’espoir du monde…

Retour de vacances, mes photos de touriste

Mes photos de touriste ordinaire en couleurs
une rando d’une semaine en haute Maurienne, un refuge sans pain avec des cols à 3000m, des glaciers qui pleurent et des rochers qui tombent… coucher 21 h, lever 7h… ça change du quotidien… puis quelques jours en Ardèche dans un gîte avec Elsa juste avant la rentrée en CM1, révision in extrémis de la table de 7… dire bonjour à la Maitresse… déjà le 3 septembre…

Elsa

Elsa en vacance à Chapelèche.

Au fil des années de 20 ans de randonnées, le poid de l’âge m’a fait abandonner peu à peu mes appareils photo argentiques en montagne… mon 6X7 à soufflet pliant Makina Plaubel… puis mon 6X6 bi-objectifs Allemand en acier… puis mon 24X36 télémétrique et ses diverses optiques en laiton, puis mon réflex numérique Japonais plein format…  j’ai enfin un petit compact de 1” avec viseur électronique, zoom incorporé, menus incompréhensibles… mais qui tient dans ma poche… et je trouve encore le sac à dos trop lourd sur mes épaules… mais je continuerai … à monter… à rêver… à m’alléger…

Ht maurienne
Ht Maurienne ( Sony RX 100 )
Haute Maurienne
Haute Maurienne ( Sony RX 100 )

haute Maurienne

31 janvier 2018… mieux voeux tards que jamais…

31 janvier 2018 déjà… Mieux voeux tard que jamais…

… Après mon récent déménagement je suis toujours à Avignon, mais sur l’Ile Piot toujours en train de remonter mon nouvel atelier… je pense pouvoir recommencer la photo et les stages très bientôt, afin de partager avec vous mes nouvelles recherches… je vous embrasse…
je retrouve cette photo pleine d’étoiles bleus et de tendresse, elle est faite avec mes petites mains, des pigments, de la gomme arabique et du bichromate de potassium sur un papier lavis… avec mes bons voeux.

PS: j’ai aussi perdu et mélangé une partie de mes contacts ! ne m’en voulez pas.

gomme bichrommatée

“Le maître est l’enfant”

“Le maître est l’enfant” un film reportage de Alexandre Mourot. Le cinéaste a passé plusieurs mois dans une école Montessori en se faisant oublier… leçon de vie extraordinaire sur la potentialité des enfants… à méditer… à voir d’urgence… (au cinéma Utopia d’Avignon en ce moment).

Rappel du temps où j’allais une fois par semaine“observer” les enfants dans 2 écoles maternelles dans le Gard pour essayer de capter par la photographie ces instants magiques qui n’appartiennent qu’à l’enfance… comme la joie, la peine, la liberté, le mouvement… riche terrain de jeux qu’est l’école pour apprendre la photographie de l’instant décisif… je revenais la semaine suivante avec mes tirages 13X18, et avec l’institutrice ma copine, l’on écoutait ces instants magiques où les enfants commentaient les images avec leurs imaginaires, voyant des choses qui n’étaient pas sur la photo… c’était aussi l’époque où je buvais les paroles de Françoise Dolto et de Henri Cartier Bresson… j’avais un projet de livre sur l’enfance, articulé autour du poème de Khalil Gibran … je ne l’ai jamais fini…

leica M4 triXtriX Leica M4 35mm

enfant sur bohomme 72a voir aussi ce film documentaire de Anne-Dauphine Julliand “Et les mistrals gagnants” au cinéma « Le Pendora » en Avignon… c’était ma revue de presse du moment…

 

Vélocette Thruxton et moi

Diapo jeter 100dpi_0009            Un homme se penche sur son passé… Jeter quelques milliers de diapositives en couleurs devenues obsolètes dans le déménagement… mais aussi, retrouver quelques souvenirs de moi à 20 ans en négatifs noir et blanc… en ce temps là, je passais mes we à démonter la boite à vitesse de ma Vélocette Thruxton (une moto Anglaise obsolète )… il fallait que je rentre à la pension le lundi matin pour 8h 1/2, en arrivant 30km après, je puais l’essence et on me mettait au fond de la classe… les copains eux, roulaient déjà en « Japonaises » … en fait toute ma vie, j’ai été décalé  …

vélocette 1974 Vélocette Thruxton et moi à Apt

Aveux pour les voeux 2017…

         Aveux pour les voeux… Nous sommes déjà le 31 janvier 2017 ! les mots ne venant pas je reprends ceux de Charlie… que mon cheval bleu les emporte…

cyanotype              « J’ai pardonné des erreurs presque impardonnables, j’ai essayé de remplacer des personnes irremplaçables et oublié des personnes inoubliables. J’ai agi par impulsion, j’ai été déçu par des gens que j’en croyais incapables, mais j’ai déçu des gens aussi.
 J’ai tenu quelqu’un dans mes bras pour le protéger.
 Je me suis fait des amis éternels.
 J’ai ri quand il ne le fallait pas.
 J’ai aimé et je l’ai été en retour, mais j’ai aussi été repoussé. 
J’ai été aimé et je n’ai pas su aimer.
 J’ai crié et sauté de tant de joies, j’ai vécu d’amour et fait des promesses éternelles, mais je me suis brisé le coeur, tant de fois!
 J’ai pleuré en écoutant de la musique ou en regardant des photos. 
J’ai téléphoné juste pour entendre une voix, je suis déjà tombé amoureux d’un sourire. 
J’ai déjà cru mourir par tant de nostalgie.
 J’ai eu peur de perdre quelqu’un de très spécial (que j’ai fini par perdre)… 
Mais j’ai survécu !
 Et je vis encore ! 
Et la vie, je ne m’en lasse pas… 
Et toi non plus tu ne devrais pas t’en lasser. Vis !!! 
Ce qui est vraiment bon, c’est de se battre avec persuasion, embrasser la vie et vivre avec passion, perdre avec classe et vaincre en osant… parce que le monde appartient à celui qui ose!
 La vie est beaucoup trop belle pour être insignifiante ! »
 – Charlie Chaplin –

I forgave mistakes almost unforgivable;
I tried to replace people irreplaceable;
I tried to forget people unforgettable;
I already did things for impulse
I have disappointed some people, and I have been disappointed by others.
I have hugged to protect someone
I have laughed when I couldn’t
I have made friends forever
I have loved and I have been loved, But I have also been rejected.
I have been loved, and I couldn’t love them back
I have screamed and jumped of happiness
I have lived on love and made eternal promises, but I have also broke them.
I have cried listening to music and looking at photos
I have called to hear a voice.
I have fallen for a smile
I have thought I was going to die of sadness …
I have felt the fear of losing someone special
And I ended up losing it…
But I have survived and I’m still Living
I don’t pass by life without enjoying it…
and You shouldn’t either… so…
LIVE, Enjoy, take the opportunities.
Be determined, hug life and live with passion
Lose with class and win with courage.
The World belongs to those who face no fear and life is very valuable to feel insignificant.

-Charlie Chaplin-

Pour tourner la page de 2016…

Elsa 7 ans

            Pour tourner la page de 2016, et aller vers l’énergie du “1” de 2017… une photo de ma fille Elsa 7 ans 1/2, comme ça, pour rien, avec ses cheveux courts elle ressemble un peu à Anna Akhmatova la poétesse Russe… ensemble nous sommes allé voir « la jeune fille sans mains », un chef d’oeuvre du film d’animation de Sébastien Laudenbach, et moi tout seul le lendemain, j’ai plané toute la journée après la vision du film “Paterson” le dernier Jim Jarmusch… d’une incroyable sensibilité… d’une infinie justesse… d’une infinie tendresse… le bonheur… je réalise aussi un peu plus la pauvreté de mes mots, pour exprimer un ressenti ou une expérience personnelle…

impro spontanée Butô/flûte/piano dans l’église haute désacralisée de Banon 04150

   Le Butô est la danse de l’instant, la danse de la vie… le danseur se laisse emporté de l’intérieur par ce qui le traverse … à l’expo de Banon où j’étais “de garde” Florence B vient à passer… prenant ma flûte et, avec la présence du piano il se met en place dans le silence et les mouvements des visiteurs une improvisation à travers les oeuvres et la magie du lieux …

L’exposition de Banon est prolongée jusqu’au 16 octobre 2016…

Expo Alexandre Hollan à Lodève & Yan Pei Ming à Sête

   Dimanche 11 septembre 2016, journée de “vacance” … voyage à Lodève pour l’expo de Alexandre Hollan…
Si j’ai trouvé l’expo un peu “maigre” au niveau du nombre des oeuvres exposées, j’ai découvert un homme de 83 ans beau, calme et serein, capable d’exprimer avec des mots justes la complexité de l’Homme, de son acte créatif face à son sujet obsessionnel que sont les arbres… ce que je partage avec lui… moi j’ai du mal à accepter la différence entre le sentiment que je vis au moment de la prise de vue et la réalité de ma perception après le développement et le tirage… c’est ce qui me pousse après coup à chercher avec des procédés “alternatifs” à réinterpréter pour retrouver cette énergie primordiale ressentie sur le terrain… mais je n’arrive pas à en parler comme lui…

je le cite.
– Appel de la profondeur, car le monde quotidien est sans lumière, même quand le soleil inonde mon atelier. Oui je crois que les ténèbres c’est “moi”, ma peur, ma vanité, ma ruse, mes amours, mon art… et je dois faire avec”, je dois les traverser pour atteindre la lumière, peut-être. C’est si important de ne pas me confondre avec moi même. (8.10.91)
Le monde autre qu’humain, le monde de la nature est habité par l’inconnu. Certains arbres sont des portes (10.89)
L’arbre existe sans moi. Devant l’arbre ma chance est d’entrer directement en contact avec l’inconnu, avec le “pas moi”. Cela donne un sentiment de liberté. (8.93)

       « Dans ces notes sur la peinture et le dessin qui interrogent au plus près de son surgissement l’expérience picturale, Alexandre Hollan réfléchit en poète sur cette “force nouvelle” qui émane des impressions produites par le monde extérieur, une force “qu’il faut comprendre et sauver »
——
Ensuite les petites routes nous mènent à Sète, avec les premières effluves de la mer que nous ne goutons pas… direction le CRAC ! pour l’expo Yian Pei-Ming… au titre évocateur de “Ruines du temps réel”… peintures récentes de 2013 à 2016 réalisées pour son exposition à Rome.
Géant ! presque tout en noir et blanc…
Je cite un passage de la feuille de visite remise aux spectateurs…
– « Des  paysages, à la résonance intemporelle, révèlent toute leur puissance allégorique. L’enfouissement ou le surgissement des formes figuratives dans la matière picturale et la couleur de l’heure bleue évoquent un monde à la dérive. le titre de l’oeuvre “Paysage international , nouveau lieu du crime” déstabilise la réalité picturale de ce que nous voyons. La fresque animalière “A l’est d’Eden », représentant une scène de bataille entre des animaux prédateurs et leurs proies, est une métaphore des combats actuels, liée au récit des origines… » je réalise que c’est un grand peintre en me rapprochant d’une toile de 5 m x 10 m et en regardant les détails faits spontanément au trait et sans retouche… là j’ai pensé à faire quelques photos de prés avec mon petit appareil numérique, et j’ai attrapé ce singe.

Yan Pei-Ming

Yan Pei-Ming (détail)