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Les hivernales de la Danse …

72_carlotta Ikeda Cie Ariadone 1999                Les hivernales de la Danse… Je retrouve cette photo de la compagnie Ariadone de Carlotta Ikeda qui disait
« Mon butô est une quête intérieure à la frontière de la normalité et de la folie. Comme dans le bouddhisme, j’essaye d’atteindre un certain état d’effacement de soi, de néant. »
Moi avec mes photos, j’essaie d’atteindre un certain état d’effacement du danseur pour ne garder que la trace de son énergie,
C’était le temps ou l’on pouvait encore faire des photographies…  Carlotta Ikeda est morte en septembre…

de Pina Bausch à Josef Nadj

      Je sors assez bouleversé du film documentaire d’Anne Linsel et Rainer Hoffman, sur la dernière création de Pina Bausch maintenant disparu… bizarrement j’avais souvent les larmes aux yeux… je ne sais pas vraiment pourquoi… peut être l’émotion de voir ces jeunes ados trouver du sens dans cette expérience créative, avec leurs limites, leurs problèmes, leurs convictions… on sent qu’ils sont en train de construire… de se construire… et qu’il y à quelque chose ou quelqu’un en face, quelque chose de solide et de vrais…  qui appelle le don de soi…  une oeuvre  en devenir…

Et puis il y a cette esthétique du mouvement, des attitudes, merveilleusement filmé… Pourquoi je n’ai plus cette émotion dans les spectacles de danses que je vois aujourd’hui? pourtant je suis le même… Avant hier j’étais à la séance photo de Nadj… il y à eu de beaux moments visuels, toujours tres « Plastique »… mais je n’ai pas pleuré, loin de là… et puis c’était toujours lui avec ses limites et ses habitudes… justement l’idée géniale de Pina Bausch c’est de redistribuer les rôles de « Kontakthof » à ces jeunes ados non danseurs, … Je suis sorti de là, plein d’espoir pour le monde…                            

Nadj 1141

©jf Cholley « les corbeaux » J Nadj

DANSE. Avignon en février, les « Hivernales de la Danse »…



Images transfigurées.

    Le spectacle de danse est pour moi, un espace de travail sur le temps, un terrain d’expérience à chaque fois nouveau et inconnu, prétexte à rechercher et à expérimenter…
  – Oubliant les valeurs du beau, du nécessaire, me laissant guider par mon intuition, je laisse mon obturateur ouvert pour qu’il capture autre chose que la perception de mon mental.
   – Beaucoup plus tard, après être passé par le sas de mon laboratoire, je détruis pour reconstruire à partir des traces laissées sur la pellicule comme dans l’inconscient du spectateur… Alors des formes et des mouvement réapparaissent, se réorganisent… Je procède un peu comme le faisaient les surréalistes, laissant faire le hasard, en réinterprétant au tirage plusieurs images semblables et en retenant la plus significative…
 – Je ne suis pas un photographe de danse, je photographie ma danse…

jean-françois Cholley