impro spontanée Butô/flûte/piano dans l’église haute désacralisée de Banon 04150

   Le Butô est la danse de l’instant, la danse de la vie… le danseur se laisse emporté de l’intérieur par ce qui le traverse … à l’expo de Banon où j’étais “de garde” Florence B vient à passer… prenant ma flûte et, avec la présence du piano il se met en place dans le silence et les mouvements des visiteurs une improvisation à travers les oeuvres et la magie du lieux …

L’exposition de Banon est prolongée jusqu’au 16 octobre 2016…

Expo Alexandre Hollan à Lodève & Yan Pei Ming à Sête

   Dimanche 11 septembre 2016, journée de “vacance” … voyage à Lodève pour l’expo de Alexandre Hollan…
Si j’ai trouvé l’expo un peu “maigre” au niveau du nombre des oeuvres exposées, j’ai découvert un homme de 83 ans beau, calme et serein, capable d’exprimer avec des mots justes la complexité de l’Homme, de son acte créatif face à son sujet obsessionnel que sont les arbres… ce que je partage avec lui… moi j’ai du mal à accepter la différence entre le sentiment que je vis au moment de la prise de vue et la réalité de ma perception après le développement et le tirage… c’est ce qui me pousse après coup à chercher avec des procédés “alternatifs” à réinterpréter pour retrouver cette énergie primordiale ressentie sur le terrain… mais je n’arrive pas à en parler comme lui…

je le cite.
– Appel de la profondeur, car le monde quotidien est sans lumière, même quand le soleil inonde mon atelier. Oui je crois que les ténèbres c’est “moi”, ma peur, ma vanité, ma ruse, mes amours, mon art… et je dois faire avec”, je dois les traverser pour atteindre la lumière, peut-être. C’est si important de ne pas me confondre avec moi même. (8.10.91)
Le monde autre qu’humain, le monde de la nature est habité par l’inconnu. Certains arbres sont des portes (10.89)
L’arbre existe sans moi. Devant l’arbre ma chance est d’entrer directement en contact avec l’inconnu, avec le “pas moi”. Cela donne un sentiment de liberté. (8.93)

       « Dans ces notes sur la peinture et le dessin qui interrogent au plus près de son surgissement l’expérience picturale, Alexandre Hollan réfléchit en poète sur cette “force nouvelle” qui émane des impressions produites par le monde extérieur, une force “qu’il faut comprendre et sauver »
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Ensuite les petites routes nous mènent à Sète, avec les premières effluves de la mer que nous ne goutons pas… direction le CRAC ! pour l’expo Yian Pei-Ming… au titre évocateur de “Ruines du temps réel”… peintures récentes de 2013 à 2016 réalisées pour son exposition à Rome.
Géant ! presque tout en noir et blanc…
Je cite un passage de la feuille de visite remise aux spectateurs…
– « Des  paysages, à la résonance intemporelle, révèlent toute leur puissance allégorique. L’enfouissement ou le surgissement des formes figuratives dans la matière picturale et la couleur de l’heure bleue évoquent un monde à la dérive. le titre de l’oeuvre “Paysage international , nouveau lieu du crime” déstabilise la réalité picturale de ce que nous voyons. La fresque animalière “A l’est d’Eden », représentant une scène de bataille entre des animaux prédateurs et leurs proies, est une métaphore des combats actuels, liée au récit des origines… » je réalise que c’est un grand peintre en me rapprochant d’une toile de 5 m x 10 m et en regardant les détails faits spontanément au trait et sans retouche… là j’ai pensé à faire quelques photos de prés avec mon petit appareil numérique, et j’ai attrapé ce singe.

Yan Pei-Ming

Yan Pei-Ming (détail)

EXPOSITION À BANON 04150

expo Banon… une belle installation, un beau vernissage, une belle exposition avec un beau piano dans le choeur qui n’était pas prévu… transcendé par un lieu magique… il faut y aller, c’est à Banon un beau village de France dans le 04… jusqu’au 18 septembre, tous les jours de 10h30 à 19h… ( Claudine Borsotti sculptures, Pierre Giroux peintures, Jean-Francois Cholley photographies ) je garde l’expo du lundi 5 au vendredi 9 septembre