les cendres d’Odile…

     La Saab tombe en panne sur l’autoroute entre Alberville et le col de la Madeleine… dépanneuse, remorquage … Taxi jusqu’au refuge des Fées après Cellier… puis la piste en Quad à fond la caisse… puis à pied jusqu’au sommet … j’arrive en retard, comme je l’ai toujours été… les cendres d’Odile sont déjà dans les limbes… la brume s’est levée d’un coup… il reste un cairn fait  avec les pierres prises sur le chemin par les amis… je pose mes 4 cailloux, un pour Elsa, un pour Marie, un pour moi, et un pour tous les gens qui n’ont pas pu venir… il me reste juste 1 photos dans le Leica,  je ne peux pas m’empêcher  de la faire… je n’arrête pas de penser à ce qu’elle doit penser… je ne suis pas totalement présent… je me pardonne…

72-dpi-Scan-NB-pls-ret-2-blog.jpg                                 « La « Rhétorique de l’image de Barthe » introduit l’« avoir-été- là », et reconnaît dans la photographie une catégorie nouvelle de l’espace-temps, locale immédiate et temporelle antérieure : « La photographie installe non pas une conscience de l’être-là de la chose (que toute copie pourrait provoquer), mais une conscience de l’avoir-été-là. » « 

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