SIMONE MARTINI 1284 – 1344.

Il pleut sur Avignon pour le dernier jour de la très belle expo autour de Simone Martini au Petit Palais… ce primitif Italien m’étonne avec ses perspectives et ses couleurs… pour Elsa c’est la troisième expositions de sa vie… mais c’est la première fois qu’elle a les yeux grands ouverts…       Hommage à Simone Martini (« Déploration » diptyque argentique 60X100)

LETTRE A HELENE

« Cet enfant sur ton épaule est ta chance et ton fardeau » je ne sais pas d’où tu tires cette phrase, mais elle raisonne fortement en moi… passé les 100 premiers jours étranges… nous recevons maintenant  les sourires qui illuminent la journée… c’est ma chance… Le quotidien qui se détériore, les contraintes de la vie de famille, le passage de la femme à la mère, la certitude de ne plus pouvoir aller en arrière, ne plus pouvoir fuir, ne plus pouvoir partir,  ne plus pouvoir arrêter.. c’est mon fardeau… Tout ça est nouveau pour moi, je l’ai découvert sur le tard…. Il est trop tôt pour dire ce que cela deviendra… pour le moment la priorité est pour l’enfant… même si d’un certain coté je m’étiole… de l’autre… je m’ouvre…
Je pense que toutes les vies ont du sens… ont le réalise forcément un jour… peut être le jour de notre ultime souffle… de notre dernier chemin de traverse… pourquoi cette vie là… Je comprends indiciblement ta mélancolie, le poids d’une destinée familiale… où l’on se sent si loin et pourtant si proche… quel est cet héritage, qu’elle est ma responsabilité… qui suis je, qui est ce frère, cette mère, cet inconnu… En quoi suis  je différent… unique… demain est déjà là… nouveau jour… répondre à cette lettre… le temps passe trop vite…

Violente l’épaule s’entrouve;
Muet apparaît le volcan.
Terre sur quoi l’olivier brille,
Tout s’évanouit en passage.

       c’est René Char, bien sur !
           Brezil 1987: Nikor 2/85

ROME 1971

Mon « blog » fonctionne toujours à l’envers…et à tiroirs… après l’évocation de Berlin 1989… voici… Rome 1971 ma première photo, faite avec mon premier appareil photo, dans la ville de mon premier amour… Des destinées qui se croisent pendant 1/250 em de seconde… j’aimais la photographie parce qu’elle laissait une place à l’imaginaire… on peut imaginer le mendiant heureux…
         Rome 1971. Minolta SRT 101

BERLIN 1989

Je ne voulais pas en rajouter une louche, ça déborde déjà de partout… mais pour Elsa je suis « obligé » de l’évoquer sur son blog… elle qui  fêtera peut être un jour la chute du capitalisme!!! en 1989 pour moi et ma génération la chute du mur de la honte représentait un événement inimaginable… tout était donc possible !!! … mais… aujourd’hui, des murs sont encore dans nos têtes et dans nos familles… et plein d’autres murs se sont construit depuis… Berlin… je me souviens des ailes du désir avec la lumière en noir et blanc  d’Henri Alekan… de cette mystérieuse cathédrale bombardée… avec cette phrase…

… les murs de la répression, ne s’élèveront jamais jusqu’au ciel…

             Berlin 1989 Leica M 2/35

Les enfants que j’ai vus formaient un groupe joyeux…

               exemple: Les enfants que j’ai vus formaient un groupe joyeux.


– Le participe passé employé avec avoir et suivi d’un infinitif s’accorde si le complément d’objet direct, étant placé avant le participe, fait l’action exprimée par l’infinitif.

Extrait de la page 83 du « Bled » orthographe… le livre bleu de mon enfance… soudain tout est clair et lumineux, je comprends que je ne comprenais pas… je prends une photo…

Pierre Bonnard


               A Lodève c’est le dernier jour de l’exposition Bonnard, c’est pour moi un grand maître de la couleur et de la composition…  en 1898 il cadrait ses peintures comme les photographes les plus audacieux d’aujourd’hui… avec des premiers plans flous et des perspectives à tiroirs…c’est peut être aussi la dernière grande exposition pour cet exceptionnel musée de « province »… politique oblige ???  Elsa a dormie tout le temps… même pas un coup d’oeil… faut dire qu’elle n’avait que 116 jours…