LE VENT D’AVIGNON

Je franchis la Porte de la Ligne, le vent du Rhône s’engouffre sous la peau de mes yeux en larmes, virevolte dans mes oreilles, caresse les parties nues de ma chair,  de mes joues,  de mes cheveux absents,  bruits sourds  dans mes oreilles, frissonnement de ma chair de poulet sous mes vêtements… Le vent se calme, la sensation disparaît, le sens du toucher disparaît, comment décrire cette sensation du toucher quand elle vient du vent, que ce n’est pas moi qui touche, que ce qui me touche n’a pas vraiment de contact physique… accepter le vent… tournoiement des idées dans ma tête… Comment photographier le vent  sans le trahir?

Leica MP Héliar 15 mm TriX

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