DE LÀ OÙ JE VIENS.

Les mains de mon père   (Hasselblad 6X6)  
      

Mon père était recouvert d’une peau épaisse, avec de grosses mains calleuses… des mains qui ne caressaient pas, mais qui parfois s’ouvraient… son coeur était recouvert de la même peau… c’était un mélange de gendarme et d’homme de la terre. Ma mère était recouverte d’une peau si fine, qu’elle n’était plus une protection… c’était un mélange d’assistante sociale et d’ institutrice. Mon sang coulait de l’un à l’autre… un mélange des deux… du premier j’avais hérité de la morale et du jugement un peu lourd, de l’autre une émotion rentrée et des viscères à vifs… j’ai extériorisé tard, à travers tout d’abord l’agressivité de la répartie, puis silencieusement à travers la photographie… les mots arrivent peu à peu, mais pas encore la parole…

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